Simulateur d’intérêts composés
Entrez un capital de départ, un versement mensuel, un taux annuel et une durée : le simulateur calcule ce que devient la somme, et sépare sur le graphique ce que vous avez versé de ce que les intérêts ont ajouté. La fréquence de capitalisation — mensuelle, trimestrielle ou annuelle — est réglable, parce qu’elle change le résultat.
Ce que « composé » veut dire
Un intérêt simple se calcule toujours sur le capital de départ. Un intérêt composé se calcule sur le capital et sur les intérêts déjà acquis : chaque période part d’une base un peu plus grande que la précédente. C’est cette accumulation qui fait qu’une courbe d’intérêts composés monte de plus en plus vite, au lieu de suivre une droite.
L’effet est faible sur quelques années et considérable sur plusieurs décennies. C’est aussi pourquoi l’écart entre deux taux proches, disons 4 % et 6 %, finit par produire des résultats sans commune mesure : la différence ne s’additionne pas, elle se multiplie.
Un repère commode, la règle des 72 : divisez 72 par le taux annuel pour obtenir le nombre d’années qu’il faut pour doubler. À 6 %, douze ans environ. L’approximation reste bonne pour les taux courants.
Pourquoi la fréquence de capitalisation compte
Capitaliser, c’est transformer les intérêts en capital. Plus cette opération est fréquente, plus les intérêts suivants se calculent tôt sur une base augmentée — et plus le résultat final est élevé, à taux affiché identique.
L’écart entre une capitalisation annuelle et une capitalisation mensuelle est modeste sur un an, mais il se cumule lui aussi. C’est la raison pour laquelle deux produits annonçant le même taux ne rapportent pas la même chose, et pourquoi le taux annuel effectif existe : il ramène tout le monde à une base comparable.
Ce que le calcul ne comprend pas
Le résultat est nominal : ni l’inflation, ni la fiscalité, ni les frais de gestion n’y figurent. Un capital qui progresse de 4 % par an quand les prix montent de 3 % gagne un point de pouvoir d’achat, pas quatre.
Le taux est supposé constant sur toute la durée. Aucun placement en actions ne se comporte ainsi : la courbe décrit une moyenne régulière, pas un parcours réel. Pour voir ce qu’un marché a réellement fait, année après année, le comparateur d’actifs est plus honnête que n’importe quelle projection.
Questions fréquentes
Quelle différence avec un intérêt simple ?
L’intérêt simple se calcule toujours sur le capital de départ et produit une droite. L’intérêt composé se calcule aussi sur les intérêts déjà acquis, et produit une courbe qui s’accélère.
Le résultat tient-il compte de l’inflation et des impôts ?
Non. Il est nominal et brut. Pour raisonner en pouvoir d’achat, retranchez l’inflation attendue du taux saisi.
Les versements sont-ils comptés en début ou en fin de mois ?
En fin de période : chaque versement commence à produire des intérêts à la période suivante, la convention la plus courante.