Dow Jones vs Dow Jones TR (DIA)
Le plus ancien indice boursier encore suivi, confronté au fonds qui le détient pour de bon. Le Dow Jones a deux particularités : il ne compte que trente sociétés, et il les pondère par le cours de leur action — une convention héritée du XIXᵉ siècle, qu’aucun indice créé depuis n’a reprise.
Sur la période commune aux deux séries, SPDR Dow Jones Industrial Average ETF l’emporte avec +9,0 % par an.
| Actif | Performance totale | Annualisée | Volatilité | Plus forte baisse |
|---|---|---|---|---|
| Dow Jones Industrial | +544,0 % | +6,7 % par an | 16,0 % | −52,0 % (mars 2009) |
| SPDR Dow Jones Industrial Average ETF | ×12,0 | +9,0 % par an | 16,0 % | −49,8 % (mars 2009) |
Chiffres calculés le 26/10/2026 à partir des cours de clôture mensuels. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Un indice pondéré par le cours, et non par la taille
Dans le Dow Jones, une action qui vaut trois cents dollars pèse trois fois plus qu’une action à cent dollars, quelle que soit la taille des deux sociétés. Le prix d’une action ne dit pourtant rien de l’entreprise : il dépend du nombre de titres émis, c’est-à-dire d’une décision comptable.
La conséquence est déroutante : un fractionnement d’action, qui ne change rien à la valeur détenue, divise d’un coup le poids de la société dans l’indice. Les trente membres sont par ailleurs choisis par un comité, et non par une règle mécanique — là encore, une exception parmi les grands indices.
Pourquoi un fonds en face
Le DIA, lancé en janvier 1998, détient les trente valeurs et distribue chaque mois ce qu’elles versent. La série employée ici est ajustée de ces distributions : elle représente donc un Dow Jones dividendes réinvestis, diminué des frais du fonds.
L’écart avec l’indice de prix est ici plus large que sur le Nasdaq 100. Les trente sociétés du Dow sont pour la plupart des entreprises mûres et bénéficiaires, de celles qui distribuent une part régulière de leurs résultats depuis des décennies. C’est précisément le profil où ignorer les dividendes coûte le plus cher.
Questions fréquentes
Pourquoi seulement trente valeurs ?
Par héritage. L’indice en comptait douze à sa création en 1896, trente depuis 1928, et ce nombre n’a plus bougé. Il n’a aucune justification statistique : c’est une convention devenue repère.
Un fractionnement fait-il baisser l’indice ?
Non : un diviseur est ajusté pour que l’indice ne bouge pas ce jour-là. En revanche, le poids de la société concernée est bel et bien divisé pour la suite, sans que rien ne se soit passé dans ses comptes.
Pourquoi le DIA plutôt qu’un indice à rendement global ?
Parce que c’est la série longue et publique la plus proche d’un Dow dividendes réinvestis. Elle a de surcroît l’avantage d’inclure les frais réellement supportés, qu’un indice théorique ignore.