S&P 500 vs Nasdaq 100

Le S&P 500 rassemble cinq cents grandes capitalisations américaines de tous secteurs ; le Nasdaq 100 n’en retient que cent, cotées au Nasdaq et hors finance, avec une concentration bien plus forte sur la technologie. Les deux indices partagent leurs plus grosses valeurs, ce qui explique qu’ils montent et descendent ensemble — et que l’écart se creuse surtout dans les épisodes où la technologie décroche du reste.

Sur la période commune aux deux séries, Nasdaq 100 l’emporte avec +14,3 % par an.

Du 31/01/1985 au 23/10/2026, en dollars.
Actif Performance totale Annualisée Volatilité Plus forte baisse
S&P 500 ×42,3 +9,4 % par an 15,8 % −54,7 % (mars 2009)
Nasdaq 100 ×261 +14,3 % par an 24,0 % −79,8 % (octobre 2002)

Chiffres calculés le 26/10/2026 à partir des cours de clôture mensuels. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Ce que chaque indice contient

Le S&P 500 suit cinq cents sociétés parmi les plus grandes des bourses américaines, pondérées par leur capitalisation flottante. Tous les secteurs y figurent : technologie, santé, finance, énergie, consommation. C’est l’indice que la plupart des gérants prennent pour référence quand ils parlent du « marché américain ».

Le Nasdaq 100 suit les cent plus grandes sociétés non financières cotées sur le Nasdaq. L’exclusion du secteur financier n’est pas un détail : elle écarte d’office les banques et les assureurs, et laisse une place d’autant plus grande aux éditeurs de logiciels, aux fabricants de semi-conducteurs et aux plateformes en ligne.

Les deux indices se recouvrent largement en haut de tableau — les mêmes géants y pèsent le plus lourd — mais pas dans les mêmes proportions. Le Nasdaq 100, qui répartit son poids sur cinq fois moins de valeurs, concentre davantage.

Ce que la comparaison montre, et ce qu’elle cache

Comparer les deux courbes sur une longue période ne dit pas seulement lequel a le plus monté : elle montre surtout que le plus performant des deux est aussi celui qui est descendu le plus bas dans les creux. L’éclatement de la bulle internet, à partir de 2000, a coûté bien plus cher au Nasdaq 100 qu’au S&P 500, et il lui a fallu beaucoup plus longtemps pour repasser son sommet précédent.

Un second point échappe à la comparaison brute : ces deux indices sont des indices de prix, dividendes non réinvestis. L’écart avec leur version à rendement global est faible pour le Nasdaq 100, dont les sociétés distribuent peu, et nettement plus marqué pour le S&P 500. Comparer les deux versions « TR » change donc le verdict à la marge, et le comparateur permet de le vérifier.

Questions fréquentes

Le Nasdaq 100 est-il un indice technologique ?

Pas formellement : son critère est la cotation au Nasdaq et l’exclusion du secteur financier, pas l’appartenance à la technologie. Dans les faits, la technologie y domine largement, ce qui lui vaut d’être lu comme un baromètre du secteur.

Pourquoi les deux courbes démarrent-elles à la même valeur ?

Le comparateur place le même montant initial sur chaque actif au premier jour où tous deux cotent. C’est ce qui rend la comparaison lisible : l’écart affiché est celui de la performance, pas celui des niveaux d’indice, qui ne veulent rien dire l’un par rapport à l’autre.

Peut-on investir directement dans un indice ?

Non. Un indice est un calcul, pas un produit. L’exposition passe par des fonds indiciels ou des ETF, dont les frais de gestion et le mode de réplication créent un léger écart avec l’indice suivi.