Nasdaq 100 vs Nasdaq 100 TR (QQQ)
La même question que pour le S&P 500 — ce que les dividendes ajoutent — posée au marché qui en distribue le moins. Face à l’indice de prix figure ici non pas un second indice mais un vrai fonds, le QQQ, qui détient les cent valeurs et reverse ce qu’elles paient.
Sur la période commune aux deux séries, Invesco QQQ Trust l’emporte avec +10,7 % par an.
| Actif | Performance totale | Annualisée | Volatilité | Plus forte baisse |
|---|---|---|---|---|
| Nasdaq 100 | ×13,5 | +9,9 % par an | 24,8 % | −79,8 % (octobre 2002) |
| Invesco QQQ Trust | ×16,4 | +10,7 % par an | 24,8 % | −79,6 % (octobre 2002) |
Chiffres calculés le 26/10/2026 à partir des cours de clôture mensuels. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Un indice d’un côté, un fonds de l’autre
Le Nasdaq 100 est un calcul : cent sociétés non financières cotées au Nasdaq, pondérées par leur capitalisation. Personne ne le détient, et il ne coûte rien à personne.
Le QQQ est un fonds coté, lancé en mars 1999, qui achète réellement ces cent valeurs. Il encaisse leurs dividendes et les reverse à ses porteurs chaque trimestre ; la série employée ici est ajustée de ces versements, elle se comporte donc comme un indice à rendement global. Elle porte en revanche ce que l’indice ignore : des frais de gestion annuels, prélevés sur l’actif du fonds.
Pourquoi l’écart est plus étroit qu’ailleurs
Les sociétés du Nasdaq 100 distribuent peu. Beaucoup n’ont longtemps rien versé du tout, préférant réinvestir ou racheter leurs actions, et celles qui paient affichent des rendements modestes au regard de leur capitalisation. La part du résultat qui transite par le dividende y est donc faible — à l’inverse d’un indice européen ou du Dow Jones.
Deux effets de sens contraire se superposent ensuite : les dividendes réinvestis poussent la courbe du fonds vers le haut, ses frais la tirent vers le bas. Sur un indice qui distribue peu, les seconds mangent une part appréciable des premiers, et c’est ce que la confrontation rend visible.
Questions fréquentes
Le QQQ est-il le Nasdaq 100 ?
Non : c’est un fonds qui le réplique. Il en suit les variations de très près, mais il a ses frais, sa fiscalité propre et un écart de suivi, trois choses qu’un indice n’a pas.
Pourquoi comparer un indice à un fonds ?
Parce que c’est l’objet observable le plus proche d’un Nasdaq 100 dividendes réinvestis sur longue période — et parce qu’il a le mérite d’inclure ce qu’un investisseur paie réellement, ce qu’aucun indice ne fait.
Pourquoi la série ne commence-t-elle qu’en 1999 ?
Le fonds a été créé en mars 1999. L’indice, lui, est plus ancien : c’est la date de naissance du plus jeune des deux qui fixe le début de la comparaison.